Les groupes armés Mai-Mai opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), continuent d’enrôler, de gré ou de force, des enfants de moins de 18 ans dans leurs rangs, selon un rapport de l’ONG "Coalition pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats" parvenu à la presse le week-end.
"Les enfants peuvent constituer jusqu’à 40% des effectifs des groupes Mai Mai du Nord-Kivu et Sud–Kivu", souligne, dans ce rapport Bonny Mushayuma, conseiller régional pour la région des Grands Lacs au sein de cette organisation.
Dans ce rapport élaboré à la suite d’une enquête réalisée entre les mois de mai et juin 2009 et dont copies ont été transmises en février à des autorités compétentes, Bonny Mushayuma relève les raisons qui sont à la base de cet enrôlement massif, indiquant que cet enrôlement est d’abord "volontaire" par les enfants eux–mêmes qui disent qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’adhérer à ces groupes, faute d’autres occupations ou d’études scolaires.
Aussi, la Coalition, pour mettre un terme à l’utilisation d’enfants soldats, rappelle-t-elle au gouvernement congolais la ratification des instruments de protection des droits de l’enfant et son obligation de protéger les enfants et d’éviter qu’ils soient recrutés par les forces et groupes armés.
Le rapport de cette ONG souhaite que le gouvernement congolais puisse mettre tout en oeuvre pour que les enfants ayant quitté ces groupes dans le cadre de désarment, démobilisation, de l’insertion et l’intégration de ces groupes dans l’armée ou la police soient mieux encadrés et ainsi éviter qu’ils ne retombent dans les erreurs du passé. (Xinhua)

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