
Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy (Ph : Reuters)
(AfriSCOOP Paris) — On savait que Nicolas Sarkozy n’était pas la tasse de thé de Jacques Chirac, ancien chef de l’exécutif français. Mais, de là à imaginer que le « président chouchou des Gaulois » annonce un vote anti-Sarko à la faveur de la présidentielle française de 2012, il n’y a qu’un pas que personne n’aurait osé faire jusqu’à ce 11 juin 2011…
Jacques Chirac veut un autre successeur qui incarne la France de souche ! C’est le message sans ambages que renvoie sa sortie médiatique de ce 11 juin 2011, sur ses terres, en Corrèze. Les mots lâchés par l’époux de Bernadette sont certes laconiques, mais profonds de sens : « Je voterai pour François Hollande (en 2012), sauf si Alain Juppé se présente ». Le principal intéressé, François Hollande, a beau minimiser la portée de la déclaration chiraquienne. Il ne lui enlève pas cependant sa portée.
C’est donc fait ; après avoir critiqué l’actuel locataire de l’Elysée dans la seconde partie de ses Mémoires, l’ancien Maire de Paris prend donc ses distances avec N. Sarkozy ; du moins sur le plan politique et idéologique. A moins d’un an de la prochaine joute présidentielle dans l’Hexagone, le mari de Carla Bruni se serait bien passé de ces mots chiraquiens ! D’autant plus que Jacques et Nicolas sont de la même famille politique : la droite.
Au-delà de la divergence politique
En 2007, Jacques Chirac avait déjà accepté malgré lui la candidature de M. Sarkozy à la présidentielle de cette année-là. L’on se souvient encore de la phrase : « Je me chargerai de démissionner tout ministre » qui déclarerait sa candidature (au scrutin présidentiel) tout en se maintenant dans le gouvernement.
Toutefois, dans la grande famille Ump (Union pour un mouvement populaire, actuellement au pouvoir en France), derrière la position anti-sarkozyste adoptée par J. Chirac et ses irréductibles comme Dominique de Villepin, se cache un fin sectarisme qui rejette non seulement les Français d’origine africaine (pour les postes de premier plan), mais aussi ceux qui sont de souche européenne comme le Franco-Hongrois Sarkozy. La preuve, quand le parti au pouvoir dans l’Hexagone fait face à des importants bras de fer internes sur le plan social, la « droite chiraquienne » n’hésite pas un seul instant à ressortir du tiroir des arguments du genre « les valeurs françaises ne sont pas respectées ou prônées par l’Elysée ». Au même moment, quand Nicolas Sarkozy défend bec et ongle les intérêts des Gaulois dans le monde, les habituelles critiques qu’il essuie au sein de l’Ump disparaissent ; comme par enchantement.
Certes, M. Chirac ne va pas chasser sur les terrains de l’extrême gauche en couvrant publiquement de ridicule les faits et les gestes de son successeur à l’Elysée. Mais, son sectarisme politique n’a rien à envier à la ligne politique des Le Pen qui ont eux le mérite de dire tout haut ce que la majorité des Français pense tout bas. « Diversité en France », tu resteras encore longtemps résumée, au pays des Gaulois, à de simples promesses politiques. Jacques Chirac présente N. Sarkozy comme trop sûr de lui-même dans la seconde partie de ses Mémoires présidentiels ! Le Franco-Hongrois, après les propos chiraquiens de ce 11 juin 2011, ne devrait pas altérer d’un seul iota sa détermination qui dit : « Moi, la présidentielle de 2012, j’y crois » !
Le gouvernement syrien a accepté le plan en six points élaboré par l’émissaire de l’Onu et de la (...)
La famille de Mohamed Merah, dénommé le "tueur de Toulouse", veut l’enterrer en Algérie, ont (...)
Pyongyang a invité l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à envoyer des inspecteurs en (...)
Insécurité
Côte d’Ivoire : des postes militaires attaqués à l’est du pays, 4 morts
Observation électorale
Cameroun : Rapport final de l’UA sur les Sénatoriales en exclusivité


Surmédiatisation au Sénégal : D’autres Etats ont aussi besoin des « éditions spéciales » des médias français
Airs de nouveauté ?!
Sénégal : Macky risque de passer de Sall temps avec les alliances