
une publication d’Aqmi (photo archive Afp)
(AfriSCOOP Rédaction) —Une unité spéciale de lutte antiterroriste de l’armée mauritanienne a mené hier jeudi « une opération contre une base d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord du Mali dans le but de libérer l’otage français Michel Germaneau, mais ce dernier n’était pas à l’endroit visé », apprend-t-on de sources bien informées.
« Elle a permis de tuer et de blesser un certain nombre de terroristes armés, dans cette base située dans le désert et qui sert de refuge aux combattants terroristes de la nébuleuse d’Al-Qaïda au Maghreb islamique », précise la même source sous couvert de l’anonymat.
Mais, le ministre de l’intérieur mauritanien, Mohamed Ould Boilil, en conférence de presse cet après midi a affirmé le contraire : « l’opération menée jeudi par l’armée mauritanienne contre une base d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) dans le Sahara n’avait pas pour but de libérer l’otage français ». Il a insisté sur la nature de ce raid qui, selon lui, n’avait pas pour but de libérer l’otage français Michel Germaneau - détenu par Aqmi en territoire malien depuis son enlèvement en avril au Niger - mais « d’empêcher des terroristes de nous attaquer le 28 juillet ».
« Nous remercions la France pour l’appui en renseignements fourni à cette opération qui était un succès de notre armée car elle a permis de neutraliser des terroristes qui voulaient nous faire du mal », a dit le ministre mauritanien.
« Six membres d’Aqmi ont été tués lors du raid contre une des bases du groupe terroriste dans le Sahara, en dehors du territoire mauritanien. Quatre membres du groupe « ont pris la fuite », dont un a été « blessé », mais « qu’aucune perte humaine ou matérielle n’avait été enregistrée du côté mauritanien ». A expliqué Mohamed Ould Boilil
Plus tôt ce vendredi, le ministère français de la Défense a affirmé dans un communiqué que des moyens militaires français ont apporté un soutien technique et logistique à une opération mauritanienne destinée à prévenir une attaque d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) contre la Mauritanie.
Ce soutien « rentre dans le cadre de l’appui que la France apporte aux pays de la région engagés dans la lutte contre le terrorisme », précise le texte. Le groupe terroriste visé par l’armée mauritanienne « est celui qui a exécuté l’otage britannique voici un an et qui refuse de donner des preuves de vie et d’engager le dialogue en vue de la libération de notre compatriote Michel Germaneau », affirme le communiqué publié sur le site du ministère français de la Défense.
L’otage français Michel Germaneau, enlevé en avril au Niger, fait l’objet d’une menace d’exécution par l’AQMI qui, dans un communiqué diffusé le 11 juillet avait donné un ultimatum de 15 jours « non renouvelables » aux autorités françaises pour libérer des membres de l’organisation, dont certains sont détenus à Nouakchott.
Le jugement cette semaine et la condamnation à des peines relativement clémentes (Le principal accusé dans le rapt des Espagnols, le Malien Oumar Sid’Ahmed Ould Hamma, dit Oumar le Sahraoui, a été condamné à douze ans de prison) des personnes accusées de l’enlèvement de trois humanitaires espagnols en Mauritanie, avaient été interprétés comme un signe de bonne volonté des autorités mauritaniennes sur ce dossier. (avec agence)
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